Intro – Luttes sociales en Europe et pays Arabes

17 feb

discussion du 15 février 2011, Anvers

La traduction n’est pas parfaite: des fautes d’ortographes et grammaticales sont certainement présent, à côté d’expressions néerlandaise traduite littéralement. Par contre, le texte est suffisament compréhensible et correcte pour mener une discussion. C’est l’essentiel.

Il y a deux mois, nous décidions de discuter sur les mouvements en Europe. Je répète d’ abord en très bref les évènements qui sont le plus souvent décrit d’une façon sommaire et erroné dans les médias officielles.

En Angleterre, les étudiants et lycéens manifestent depuis novembre 2010 en masse contre l’augmentation des inscriptions universitaire et l’abolition du EMA (une sorte de système de financement des études). En France, des travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, retraités…, bref : la classe ouvrière, ont manifesté pendant l’été et l’automne de 2010 contre la réforme des retraites. Au point culminant du mouvement, 3 à 4 millions de personnes manifestaient. Ce sont les plus grandes manifestations en France depuis mai ’68. En Grèce, les grèves et manifestations ont l’air de ne pas s’arrêter (p.ex. mars, septembre, décembre 2010). En Italie, des dizaines de milliers d’étudiants manifestaient en décembre 2010 dans tout le pays contre la réforme de l’enseignement (réforme Gelmini). Aux Pays-Bas, des milliers d’étudiants ont manifesté le 10 décembre et le 21 janvier contre les épargnes dans l’enseignement. En Espagne et au Portugal il y a eu des grèves générales le 29 septembre (Espagne) et le 25 novembre (Portugal).

A part les troubles en Europe, il y a des tas de révoltes dans des pays en Afrique du Nord et le Moyen-Orient, comme l’Egypte, la Tunesie, la Jordanie, le Jemen, l’Arabie Saudite, le Sudan, l’Iran etc. Des millions de gens sont descendues dans la rue et il y a déjà plusieurs centaines de morts. Est-ce que ces révoltes sont comparables avec les mouvements en France, l’Angleterre ou la Grèce ? Selon moi oui. Ils ne s’ égale certainement pas, mais il sont l’expression d’une même dynamique. Je pense donc qu’il est inévitable que c’est mouvements fassent partie de la discussion.

J’ai choisi de faire de cette introduction un croquis d’une vision de cadre, dans lequel les nombreux faits peuvent être placer. Ce n’est pas une vision ‘finite’ sur les mouvements et leur évolution. La logique et la structure du texte n’est donc pas optimal et peut paraître difficile, lourd et abstrait. Malgré cela, j’espère que tout le monde s’ engagera dans la recherche d’une vision plus claire.

Pourquoi il y a-t-il des mouvements sociaux ? Comment les mouvements de lutte sont ils nés/apparus ?

Nous constatons que les mouvements, aussi bien en Europe qu’en Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont apparus autour de thèmes sociaux-économiques, comme les frais d’ études, les retraites, la pauvreté, le chômage. L’aggravation des conditions de travail et de vie est selon moi rien d’autres qu’une conséquence de la crise (1) internationale et (2) historique du capitalisme. (1) Le bouillon de culture des ces réactions n’est donc pas spécifique pour un pays où une région. Il existe bien-sûr des différences, mais l’art est de voir la tendance général. (2) La crise économique résulte du fonctionnement et les contradictions internes de cette société : le capitalisme. La crise est le facteur ‘objectif’ qui force la population en surtout la classe ouvrière à la défense de ces conditions de travail et de vie.

Le désastre sociaux-économique n’est cependant pas nouveaux et la crise rage depuis les années ’70 (avec des hauts et des bas). Pourquoi alors aujourd’hui il y a-t-il ces mouvements de luttes quasi simultanés ? Selon moi, parce que (a) la crise touche simultanément beaucoup de pays, mais aussi parce que (b) la crise force le prolétariat non seulement à une défense seulement économiques, mais  à  mettre en question ces conditions de travail et de vie. Beaucoup d’années de confrontation avec les contradictions du système, les limites et l’irrationalité du système ont précédé les mouvements actuels. Pendant cette période, la conscience murissait sur la nécessité d’une résistance collective contre le système. La crise menait donc à un développement de la conscience où-bien le facteur ‘subjectif’.

Qu’est-ce que cette ‘conscience’ ?

Par ‘conscience’ je veux dire ‘l’être conscient’, ou plus concrètement, la compréhension de l’état matériel dans lequel nous vivons, du fonctionnement de la société, de l’histoire naturelle et sociale et des conséquences pratiques que tout ces éléments ont sur nôtre vie actuelle et future. Sous cette conscience générale se trouve aussi la ‘conscience de classe’. En bref, je veux dire par cela la conscience d’une classe sociaux-économique dans la société qu’elle forme une classe avec ses propres intérêts. La conscience de classe prolétarienne est donc la compréhension de la classe ouvrière d’être une classe, avec ses buts et ses moyens qui sont opposé à celles du capitalisme, et qu’elle est la seule force qui peut construire une nouvelle société, capable de satisfaire à tout les besoins humains : le communisme (ce qui na rien à faire avec le capitalisme d’état de la Russie, la Chine, le Cuba, le Cambodje, le Vietnam etc.)

Comment apparait la conscience et comment se développent-elle ?

Selon moi, la conscience a 2 dimensions : une dans la profondeur et une dans la largeur ou l’étendue. Par ‘profondeur’ je veux dire la profondeur de la conscience où le degré de précision de la conscience sur l’histoire, les conditions de vie et les buts humains. Par ‘étendue’ je veux dire : la diffusion de la conscience à travers les membres de la société.

Naissance et développement de la conscience en profondeur. La crise économique amène une crise pour tout la vie sociale, puisque la vie est entre autres déterminé par la forme et le contenu du travail que nous effectuons. Après beaucoup d’années de démolition sociale dans les années ’70, ’80, ’90, où des conditions de travail inhumain, Kafkaïens devenaient de plus en plus la norme, il reste aujourd’hui peu de valable pour vivre et travailler. Une retraite bien mérité n’est plus assuré et un contenu plus au moins significatif de la vie par un travail plus au moins stabile, intéressant, joyeux et/ou satisfaisant est devenue utopique dans une société dominé par la pression de prestation et un manque d’argent et de temps. Nous constatons une destruction aberrante de forces créatives, de l’ être social et de la nature. A côté de cela nous constatons une énorme potentialité scientifique et technologique que l’humanité a développé depuis des siècles et qui nous rend capable de surpasser de  nombreux problèmes et de mener à un enrichissement culturel, psychologique, sociale… de l’humanité à un niveau planétaire. Ces contradictions poussent à la réflexions. Dans ce sens, les contradictions du système créent les conditions pour la remise en question de l’être sociale en sa totalité,  à partir des relations amoureuses, en passant par l’écologie, la pauvreté et le travail, jusqu’aux guerres.

Les épargnes des dernières années sur les retraites, les contrats de première embauche, l’enseignement… ont promouvé ce questionnement et ont provoqué l’indignation et les réactions les plus forte (CPE en France (2006), austérités pour l’enseignement au Royaume-Uni (2010-2011), Pays-Bas (2010-2011), Italie (2008, 2010), Autriche (2009), Croatie (2009), retraite des réformes en France (2010) etc.). Je pense donc que sous/derrière les questions purement  ‘économiques‘ des mouvements, il y a une inquiétude plus profonde. Il n’ y a pas que la question du combien de sous que chacun devra payer pour ses études ou sa retraite: c’est la vie en elle-même qui est en question.

Naissance et développement de la conscience dans son étendu. Aujourd’hui la situation socio-économique (et écologique) est en permanence ressenti comme intenable. Si la conscience en suite atteint un tel niveau, oû l’on comprend que seul une résistance collective et large est capable de résister au conditions de vie aggravante, alors cela peut mener à des mouvements comme on les voit aujourd’hui. C’est là ou devient ouvertement clair combien de gens partagent la même opinion, ce qui peut encourager d’autres gens à joindre le mouvement. Alors la conscience se développe, parce que là devient clair qui lutte pour quoi ou, en d’autres mots, à qui appartiennent les intérêts qui correspondent avec des intérêts généralement humaines et créatrices, et à qui appartiennent les intérêts irrationnels, destructeurs et propres/égoïstes. Les frontières de classes deviennent claires. Le prolétariat cesse d’être une classe subissante et devient de plus en plus délimiter (les contours ou frontières deviennent plus clair) et révolutionnaire.

Une diffusion croissante de la conscience de classe a, à son tour, un effet sur la profondeur. Ce n’est pas une coïncidence si en France avant et pendant le mouvement de protestation contre la réforme des retraites sont nés des groupes de luttes qui, maintenant que la lutte s’est arrêter, ont perdu leur fonction en tant qu’ organe de lutte et sont devenu ou doivent encore devenir plutôt des groupes de discussions politique, qui apprennent de leur lutte, pour préparer un prochain mouvement. Parce qu’une grande quantité de gens n’est en soi pas une garantie pour un mouvement fort et capable de résister au système. La masse doit aussi devenir toujours plus conscient sur contre quoi elle se bat et comment elle peut/doit le faire, en d’autres mots, sur ces buts et ses moyens.

Quels était/sont les buts des mouvements ?

Dans le grand nombre de grèves, démonstrations… beaucoup de slogans et de demandes spécifiques sont mis en avant, comme « Non à la réforme des retraites ! », « No ifs, no buts, no to education cuts ! » où la retraite totale d’une réforme, où plutôt, épargne. Ces slogans sont comme une photo : une expression à un certain instant des buts posés. Cependant, les slogans peuvent rapidement changer dans le mouvement et devenir de plus en plus large, comme on a vue dans le mouvement CPE en 2006, ou « Non à la CPE ! » était varier avec « Non à la précarité », un slogan derrière lequel non seulement des jeunes, mais toutes les victimes du capitalisme peuvent se retrouver.

Est-ce que les formes des mouvements correspondaient aux objectifs qu’ils se fixaient ? Quels formes de luttes rendaient les mouvements fort et lesquels les affaiblissaient ?

Selon moi, la protestation la plus forte vient des ces mouvements qui se sont organisé autour d’ assemblées générales qui sont ouvertes à tous et ou tout le monde à le droit de parole. Cette forme de lutte s’ accorde à ses buts, c’est-à-dire un future sûr et positif pour tous. Ceci est en contradiction avec la lutte qui ne promouvoit que ses propres droits et avantages, comme la lutte nationaliste et syndicale. Très simplement dit, le premier demande que des droits pour la propre nation où le propre peuple, le deuxième que pour propre secteur, profession ou région.

Est-ce que les mouvements sont des exemples à  suivre ?

Comme je disais avant, ces mouvements ne sont pas indépendant les uns des autres et sont une suite de la crise international et historique du capitalisme. La Belgique n’y échappe pas : un grand plan d’austérité s’annonce. Sociaux-démocrates, démocrates Chrétiens, libéraux et nationalistes Flamands sont tous d’accord que des épargnes sont nécessaire, ils se chamaillent que sur le comment. Je ne vois cependant pas comment l’austérité peut contrer la pauvreté déjà grande. Comment alors contrer la précarité croissante? En traitant le problème à sa racine : le capitalisme. Comment cela doit se passer et qu’est-ce qu’il doit le remplacer ? Pour cela il n’y a pas de plan fixe. Selon moi les mouvements de luttes en France, Angleterre, Italie, Pays-Bas, Autriche… sont des éxperiences, desquelles nous pouvons apprendre beaucoup, desquelles les buts ultimes et les moyens pour les atteindre peuvent être déduit. L’indignation des manifestants et grévistes sur leur conditions et leur détermination à ne pas se laisser faire et à rechercher activement la solidarité en dehors de leur propre boîte est selon moi, oui, un exemple.

La parole est aux gens de l’AG de lutte Lille. A côté des questions posées, les questions suivantes peuvent être adressées pendant la discussion : Est-ce que les mouvements en Europe sont comparables avec mai ’68 ? Peut-on parler d’ un mai ’68 Arabes ? Que pensez de la violence entre manifestants et police, qui s’est produites dans quasi tout les mouvements ? Pourquoi en Belgique il se passe tellement peu, comparez aux autres pays ?

Yann, 15/02/2011

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